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Marché de l'énergie en France

Bulletin de décembre 2011

07/12/2011

La Réglementation

La RT 2012 entre en vigueur

Thermique2012 s’applique officiellement depuis le 28 octobre et ce, pour deux types de bâtiments : les logements de tous types (maisons individuelles,immeubles collectifs, foyers de jeunes travailleurs et cités universitaires) situés en zone ANRU et les bureaux, bâtiments d’enseignement et établissements d’accueil de la petite enfance. Pour les bâtiments à usage d’habitation implantés en dehors des périmètres derénovation urbaine, la date d’application est arrêtée au 1er janvier 2013. Quant aux autres bâtiments du tertiaire, la nouvelle réglementation s’appliquera un an après la publication des arrêtés spécifiques devant intervenir courant 2011.

Source(s) : Enerpresse et Environnement magazine Hebdo, 31/10/11


Du nouveau pour les certificats d’économies d’énergie (CEE)

Unarrêté et un décret ont permis d’aménager le dispositif des CEE, entré dans sa seconde phase le 1er janvier dernier pour une durée de trois ans. Au terme de cet arrêté, un pôle national des certificats d’économies d’énergie (CEE) a été créé. Le décret concerne les pouvoirs du ministre en charge de l’énergie en matière d’agrément des plans d’économie d’énergie et de délivrance des CEE. Désormais, le ministre remplace le préfet de Paris pour statuer sur les demandes d’agrément d’un plan d’actions d’économies d’énergie ou de délivrance de CEE. Toutefois, en dehors de la région Ile-de-France, le préfet du département du siège du demandeur demeure compétent pour les dossiers reçus avant le 1er octobre 2011.
Par ailleurs, l’Agence de maîtrise de l’Energie, en partenariat avec l’ATEE, a publié un guide des opérations spécifiques, basé sur les retours d’expériences réalisées durant la première période du dispositif. Ce guide est disponible sur lesite du club C²E de l’ATEE : www.clubc2e.org.
Source(s) : JDC – Journal du Chauffage et du Sanitaire, 01/11/11 – Energie Plus, 15/11/11

 

Énergies renouvelables et économies d’énergie

Les prix du bois restent stables
Pourle bois-énergie, les tarifs peuvent fortement varier d’une région à l’autre en fonction des catégories de bois (bûches, bois déchiqueté, granulés…), mais ils restent inférieurs à ceux du fioul, du gaz et de l’électricité et ont surtout le mérite d’être stables. S’ils connaissentune augmentation régulière, elle demeure modérée et, sauf exception, ils ne subissent pas de brusques pics de hausse. Pour avoir un ordre de grandeur entre les différentes catégories, le bois déchiqueté se négocieà un prix moyen de 97 € la tonne et le granulé à 220 € la tonne en vracet 290 € la tonne en sac de 15 kg. Contrairement au bois en bûche, dontle coût est entièrement constitué des opérations d’abattage, de débardage, du temps de séchage et du transport, ces deux prestations nécessitant des interventions mécaniques supplémentaires.
Source(s) : JDC – Journal du Chauffage et du Sanitaire, 01/11/11


La cogénération biomasse à l’honneur
Alorsque les premières chaufferies biomasse soutenues par l’appel d’offres CRE3 émergent, la ministre de l’Ecologie, Nathalie Koscuisko-Morizet, etEric Besson, ministre en charge de l’Energie, ont annoncé les résultatsdu nouvel appel d’offres de production d’énergie à partir de biomasse, baptisé CRE4. Les 15 projets retenus par le nouvel appel d'offres sont les suivants :
-    13 MW à Arance (Aquitaine) par Abengoa Bioenergy Biomasse France.
-    19 MW à Lacq (Aquitaine) par Biolacq Énergies.
-    18 MW à Gennevilliers (Île-de-France) par SNC Coge Vitry.
-    26 MW à Strasbourg (Alsace) par UPM-Kymmene France.
-    20 MW à Besse sur Braye (Pays de la Loire) par la Compagnie de cogénération de la Braye (CCB).
-    20 MW à Desrartes (Centre) par Dalkia Biomasse Atlantique Industrie.
-    150 MW à Meyreuil (PACA) par E.ON Provence Biomasse.
-    14 MW à Brest (Bretagne) par Dalkia Biomasse Atlantique Finistère.
-    23 MW à Laveyron (Rhône-Alpes) par SAS Bioere.
-    25 MW à Saint-Junien par Biocean Energies.
-    17 MW à  Vielle Saint Girons (Aquitaine) par Biomass Energy Solutions VSG.
-    16 MW à Haubourdin (Nord-Pas-de-Calais) par Cogénération Biomasse d'Haubourdin SAS.
-    20 MW à Novillars (Franche-Comté) par Cogénération Biomasse de Novillars SAS.
-    18 MW à Verdun (Lorraine) par Cogénération Biomasse de Verdun SAS.
-    22 MW à Brignoles (PACA) par AE&E Inova France.
Source(s) : Energie Plus, 15/11/11


Haro sur la biomasse

Desrapports de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de Greenpeace remettent en cause les subventions accordées aux énergies végétales. Par ailleurs, lors de l'ouverture le 3novembre dernier, à Rotterdam, d'une bourse internationale de la biomasse, et à l’occasion du G20, où les biocarburants ont été à nouveauaccusés d’accentuer la volatilité des cours des denrées agricoles, Greenpeace a épinglé une autre source d’énergie : la biomasse. L’organisation écologiste explique en effet que le carbone absorbé par les végétaux tout au long de leur croissance est censé compenser celui émis lors de leur combustion, mais que ce n'est pas le cas lorsqu'on utilise des arbres entiers prélevés dans des forêts naturelles. En effet, dénonce l'ONG, il faut plusieurs décennies avant que ces arbres ne parviennent à maturité et absorbent l'équivalent du carbone émis lorsde leur combustion.
Source(s) : La Tribune, 04/11/11

L’éolien offshore, « nouvel eldorado portuaire »


Lepoint sur cette énergie, alors que Paris a lancé au mois de juillet un premier appel d’offres portant sur 3 000 MW éoliens en mer et plusieurs zones du littoral et que 5 grands ports français s’organisent pour y répondre. La concurrence s’annonce toutefois féroce au niveau européen et « tous les coups sont permis ». Parmi les acteurs en lice, Siemens serait en passe de rallier le consortium mené par GDF-Suez. E.ON serait dans la dernière ligne droite pour faire son entrée au sein du consortium associant GDF-Suez et Vinci, et Areva a confirmé sa participation, tout comme Alstom.
Source(s) : Enerpresse, 02/11/11 – Les Echos, 09/11/11

Production d’énergie (hors ENR)

Menace de coupures de courant cet hiver
Depuisplusieurs semaines, le ministre de l’Energie souligne que la fermeture des réacteurs allemands pourrait entraîner un « black-out » et des tensions sur l’approvisionnement en France. Pour rappel, la France est habituellement et très largement importatrice du courant allemand. Or leretrait progressif de l’atome par l’Allemagne va priver la France d’unesource substantielle d’approvisionnement, qui risque d’avoir des répercussions durant la période hivernale, laissant présager des coupures à répétition. De son côté, RTE a indiqué que le risque de pénurie d’électricité en France cet hiver resterait « modéré » comme l’an dernier. Néanmoins, « de mi-novembre à mi-décembre, des importations pourraient s’avérer nécessaires », souligne le gestionnairequi ajoute qu’« une disponibilité moindre que prévue du parc de production serait de nature à réduire les marges prévisionnelles ».
Source(s): Aujourd’hui en France, 30/10/11 - AFP, 09/11/11 - La Tribune, Le Figaro économie, Aujourd’hui en France, Le Monde, Les Echos, 10/11/11


La sortie du nucléaire risque de coûter cher
Selonune étude présentée le 7 novembre par l’Union française de l’électricité (UFE), ramener la part du nucléaire en France de 75 % à 50% d’ici à 2030, comme le préconise François Hollande, le candidat du parti socialiste à l’élection présidentielle, entraînerait un surcoût de60 milliards d’euros. Les particuliers verraient leur facture d’électricité augmenter de 50 % en vingt ans. Un chiffre considérable, mais qui doit être mis en perspective, car dans le cas d’un scénario de continuité, à savoir dans l’hypothèse où la France maintiendrait une production d’électricité issue à 75 % du nucléaire, la hausse pour les particuliers serait de 33 %. En effet, explique Robert Durdilly, le président de l’UFE, « avec la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires, la mise à niveau des réseaux ou le renforcement des énergies renouvelables, le scénario dit de continuité suppose des investissements massifs ». L’investissement total à consentir par la France d’ici 2030 en cas de réduction du nucléaire à 50 % s’élèverait à 382 milliards d’euros, soit 60 milliards de plus qu’en cas de maintien du scénario de continuité.
Source(s) : Le Figaro économie, 08/11/11


Les installations nucléaires françaises sont « considérées comme sûres » mais…
Unrapport de l’IRSN souligne que les installations nucléaires françaises sont « considérées comme sûres », mais ne résisteraient probablement pasà des catastrophes naturelles comme à Fukushima. Il est toutefois indispensable « d’imaginer l’inimaginable », a précisé Jacques Repussard, directeur général de l’IRSN, dont les experts préconisent une« défense renforcée » des centrales face aux risques de séisme et de crue et demandent que les facteurs de fragilité soient « corrigés rapidement ». Le président de l’ASN, André-Claude Lacoste, souligne, quant à lui, qu’une mise en conformité du parc avec de nouvelles normes nécessitera « des investissements massifs ».
Source(s): AFP, 17/11/11 – Enerpresse, Le Monde, La Tribune, Les Echos, Le Figaro économie, Libération, France Soir, La Croix, 18/11/11


Sortie du nucléaire : l’Union des industries utilisatrices d’énergie fait ses calculs
L’Uniondes industries utilisatrices d’énergie (Uniden) a calculé qu’une sortiedu nucléaire en France pourrait menacer 150 000 emplois industriels à court terme dans l’Hexagone, en raison du fait que les industriels fortement consommateurs d’électricité auraient à faire face à une hausseimportante de leur facture énergétique. « Les usines électro-intensives, pour lesquelles l’électricité est une véritable matière première, emploient directement 50 000 personnes en France et génèrent entre 100 000 et 120 000 emplois indirects et induits, est-il expliqué dans un communiqué de l’Uniden. 150 000 emplois au moins seraient donc très concrètement menacés à court terme par un dérapage des prix de l’électricité. » L’Uniden va même plus loin, en expliquant que « près de 2 millions d’emplois seraient à terme fragilisés ». Selon les statistiques européennes, l’électricité française est 25 % moins chère que la moyenne de l’UE.
Source(s) : AFP, Reuters, Dow Jones, 23/11/11


Hausse des prix du gaz en vue
Deuxmois après sa publication, le Conseil d’Etat vient de suspendre l’arrêté du 29 septembre, qui laissait inchangés les tarifs réglementés du gaz pour les particuliers. Le Conseil a donc demandé au ministre de l’Economie, François Baroin, et à Eric Besson, ministre de l’Energie, dese prononcer de nouveau sur les tarifs réglementés du gaz « dans un délai d’un mois ». Cette décision ouvre la porte à une possible augmentation des prix en plein hiver et malgré la promesse de gel de cesprix avant la présidentielle. Le gouvernement s’est donc résolu à augmenter les tarifs conformément « à la décision du Conseil d’Etat ». Le titre GDF Suez a bondi de 7,72 % à la clôture de la Bourse.
Source(s) : Les Echos, Le Figaro économie, 29/11/11

Tendances

Sobriété énergétique : pourquoi ne pas aller plus vite ?
Leprésident de Négawatt détaille la dernière version du scénario produit par l’association pour la période 2011-2050 et disponible sur le site www.negawatt-org. Il livre notamment quelques enseignements pour les professionnels du bâtiment car si l’idée de faire des bâtiments neufs à très basse consommation d’énergie est maintenant acquise, en matière de rénovation, on reste trop lent. « En premier lieu, insiste-t-il, il fautqu’ils prennent conscience que le grand marché de demain sera celui de la rénovation du bâti. (…) On ne peut pas rester dans un paysage avec des bâtiments anciens très gros consommateurs d’énergie, et, à côté, desbâtiments neufs basse consommation ou passifs. (…) On a mis le paquet sur le neuf… On n’est pas dans le bon rythme : il aurait fallu faire l’inverse. »
Source(s) : CFP – Chaud Froid Performance, 01/11/11

L’Ademe a cédé son bilan carbone
L’agencede maîtrise de l’énergie a cédé à ABC (Association bilan carbone), association multipartite, regroupant collectivités, entreprises et sociétés de conseils, le célèbre « Bilan carbone ». La déléguée généraled’ABC, Coline Jacono, a présenté à la presse la nouvelle philosophie del’outil phare de la comptabilité carbone. « L’urgence est d’ajuster l’outil à l’évolution de la réglementation, de fournir une version plus conviviale et plus opérationnelle. De déployer des outils sectoriels et des versions simplifiées, notamment pour les établissements d’enseignement. Enfin, d’associer la montée en compétence des utilisateurs. Le bilan carbone doit entrer dans une logique d’excellence», a-t-elle expliqué.
Source(s) : Environnement magazine hebdo, 07/11/11


Quatre Français sur dix ignorent que l’électricité est ouverte à la concurrence
Selonle baromètre annuel Energie-Info, quatre Français sur dix ignorent que le marché de l’électricité est ouvert à la concurrence depuis 2007, soit42 % de la population ; concernant le gaz, il s’agit de 37 % de la population. Bruno Léchevin, délégué général du Médiateur de l’Energie, précise : « Ce qui est un peu désespérant et en même temps pas très étonnant c’est que la compréhension et la connaissance qu’ont les Français de cette ouverture ne progresse pas, bien au contraire. Le marché ne fonctionne pas, les gens n’y comprennent rien et même les opérateurs historiques, qui ont pourtant les moyens, jouent de l’ambiguïté dans leur politique commerciale ».
Source(s) : AFP, Aujourd’hui en France, 10/11/11 - Enerpresse, 14/11/11


« La stratégie verte des entreprises françaises se confirme »
Verdantix,société britannique de recherche spécialisée dans le développement durable des entreprises, a étudié 278 entreprises françaises, ou localisées en France, et dont le chiffre d’affaires est supérieur au milliard de dollars. Selon cette étude, leurs dépenses de fonctionnementet leurs investissements relatifs au développement durable sont évaluésà 4,4 milliards d’euros en 2011 et à 7 milliards d’euros en 2015. Le secteur qui connaîtra la croissance la plus forte (+18 % par an, 473 millions d’euros en 2015) est la gestion des données relatives aux consommations d’énergie et au carbone. Viennent ensuite les réseaux intelligents, avec +16 % et 123 millions d’euros en 2015, et les véhicules électriques et les infrastructures dédiées, avec +15 % et 189 millions d’euros à cette date. L’étude note que ces dépenses sont le plus souvent motivées par les obligations du Grenelle de l’environnementou par l’anticipation d’une hausse des prix sur l’énergie.
Source(s) : La Tribune, 22/11/11

Alstom veut privilégier son secteur énergétique
Désormais,Alstom entend mettre l’accent sur son activité énergie plutôt que sa branche transport. Le groupe, présidé par Patrick Kron, est certes le numéro mondial des trains à très grande vitesse, mais le secteur du transport étant moins protégé que celui de l’énergie, Alstom a vu ses concurrents fortement progresser et combler une partie de leur retard. Au point que le groupe français vient de perdre le marché du train à grande vitesse saoudien face à un consortium espagnol. Dans le secteur de l’énergie, Alstom espère notamment être retenu dans le cadre de l’appel d’offres de l’Etat français dans l’éolien offshore. Il implanterait alors deux sites de production d’éoliennes, l’un à Cherbourg, l’autre à Saint-Nazaire, créant ainsi 1 000 emplois directs et 4 000 indirects. « Ce serait la première ouverture d’usine d’Alstom en France depuis vingt ans », a souligné Patrick Kron.
Source(s) : Challenges, 10/11/11

Techniques et innovations

Le pari technologique d’Enertime
Véritabledéfi technologique, la société Enertime a décidé de transformer en électricité les calories inutilisables dégagées par les sites industriels, qui sont sinon perdues dans la nature. La société devrait annoncer sous peu avoir obtenu un financement de 1,8 million d’euros dans le cadre du programme Total-Ademe pour l’efficacité énergétique dans l’industrie. La start-up réalisera la première installation industrielle dune machine thermodynamique, dite à « cycle organique de Rankine » (ORC), qui transforme la chaleur disponible en électricité, généralement à un faible coût.
Source(s) : Les Echos, 08/11/11

Linky toujours en débat
ERDFchiffre le budget de Linky à 4,3 milliards d’euros. La FNCCR, de son côté, critique les « fonctionnalités mal définies » du compteur intelligent, qui profiteraient davantage au gestionnaire qu’aux particuliers. L’autre crainte porte sur les investissements nécessaires au compteur qui rognent sur ceux nécessaires à l’entretien du réseau : «La sous-estimation des coûts de déploiement [crée] le risque d’une remise en cause tendancielle des autres investissements à réaliser sur les réseaux de distribution d’électricité », souligne la FNCCR. D’autresinquiétudes se font également jour chez des industriels, comme la société Itron : le fabricant français d’appareils électriques s’inquièteen effet du possible retard dans l’appel d’offres sur les 3 millions decompteurs, soulignant que « tout retard de lancement de l’appel d’offres nous mettrait en difficulté ».
Source(s) : Les Echos, Enerpresse, 25/11/11































































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